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Affichage des articles associés au libellé Formule 1

Spa 2021 : le jour où la Formule 1 s'est ridiculisée

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Le 29 août 2021 devait marquer la reprise de la saison de Formule 1 après la pause estivale. Comme souvent, le Grand Prix de Belgique, disputé sur le légendaire circuit de Spa-Francorchamps, était attendu avec impatience. Mais les Ardennes offrirent ce jour-là un tout autre spectacle. Une pluie incessante transforma le tracé en véritable torrent, au point de rendre toute course extrêmement dangereuse. Pourtant, si cette journée est entrée dans l'histoire, ce n'est pas uniquement en raison des conditions météorologiques. Le véritable scandale réside dans la manière dont la Fédération internationale de l'automobile géra la situation. En cherchant coûte que coûte à faire entrer l'épreuve dans le cadre du règlement, la FIA valida une course qui n'en était pas une, laissant derrière elle l'un des épisodes les plus controversés de l'histoire moderne de la Formule 1. Les premiers avertissements étaient apparus dès les qualifications du samedi. Lors de la troisième ...

ENB : l'ambition déçue d'une écurie belge en Formule 1

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Au milieu des années 1950, le sport automobile belge traverse une période charnière. Figure emblématique de l'après-guerre, Johnny Claes est gravement atteint par la tuberculose. Conscient que la maladie l'empêchera de poursuivre sa carrière, il cède en 1955 son Écurie Belge ainsi que tout son matériel à Jacques Swaters. Celui-ci décide de fusionner cet héritage avec son Écurie Francorchamps pour donner naissance à une nouvelle structure : l'Équipe Nationale Belge (ENB). Avant de disparaître prématurément en 1956, Johnny Claes dispute une ultime course sous les couleurs de cette nouvelle équipe. Au Grand Prix des Pays-Bas, à Zandvoort, il pilote une Ferrari 500 dont le châssis, déjà ancien malgré l'adoption d'un moteur de 2,5 litres conforme à la nouvelle réglementation, ne lui permet pas de rivaliser avec la concurrence. Il se qualifie en dernière position et termine également dernier en course, mettant un terme à une carrière qui avait largement contribué à faire ...

Johnny Claes, un artiste au volant

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Dans les années 1940, la première renommée de Johnny Claes est celle de… trompettiste de jazz, leader de la formation Johnny Claes and his Clay Pigeons. Traducteur des pilotes britanniques sur le Grand Prix de France 1947, il découvre à cette occasion le sport automobile. L’année suivante, il prend le volant d’une Talbot-Lago et crée l’Écurie Belge. En 1949, il s’illustre plusieurs fois, par exemple en grimpant sur la troisième marche du podium du Grand Prix de Paris. Johnny Claes obtient quelques succès en F2 et des places d’honneur hors championnat, mais ses meilleurs classements en grands prix officiels sont des septièmes places à Monaco (1950) et Spa-Francorchamps (1951). À partir de 1952, il pilote des monoplaces très différentes : Gordini, Simca, HWM, Connaught, Maserati, Ferrari, sans plus de résultats. Les épreuves de rallye lui sourient davantage puisqu’il gagne à deux reprises le terrible marathon Liège-Rome-Liège, en 1951 avec Jacques Ickx (le père de Jacky), en 1953 avec Je...

Montréal 1989 : le jour où la Belgique renoua avec le succès en F1

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Le 18 juin 1989, sous la pluie de Montréal, un pilote belge longtemps considéré comme l'un des hommes les plus fiables du paddock va enfin obtenir la récompense que beaucoup jugeaient méritée depuis des années. Ce jour-là, Thierry Boutsen remporte le Grand Prix du Canada et met fin à une attente de dix-sept ans pour le sport automobile belge. Depuis la victoire de Jacky Ickx au Nürburgring en 1972, aucun Belge n'était parvenu à s'imposer en Formule 1. Boutsen va briser cette disette au terme d'une course chaotique, disputée dans des conditions dantesques, où la patience et l'intelligence de course compteront davantage que la vitesse pure. Thierry Boutsen, l'anti-star de la Formule 1 Lorsque la saison 1989 débute, Thierry Boutsen n'a encore jamais gagné en Grand Prix. Pourtant, son parcours force le respect. Formé à l'école de pilotage d'André Pilette à Zolder, le Bruxellois s'impose rapidement comme l'un des meilleurs espoirs belges. Champion...

Nivelles-Baulers, le circuit qui avait trop d'avance sur son temps

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Lorsque l'on évoque les hauts lieux du sport automobile belge, les noms de Spa-Francorchamps et de Zolder viennent immédiatement à l'esprit. Pourtant, entre ces deux monuments de la course, un troisième circuit a brièvement occupé le devant de la scène : Nivelles-Baulers. Pendant quelques années seulement, ce tracé du Brabant wallon a accueilli la Formule 1 et incarné l'avenir de la discipline. Son histoire est celle d'un projet ambitieux, moderne et visionnaire, qui échoua précisément parce qu'il était en avance sur son époque. Quand la Belgique cherche un nouveau Grand Prix Au tournant des années 1970, le sport automobile traverse une révolution. Les pilotes ne veulent plus courir sur les circuits ultra-rapides bordés d'arbres, de fossés et de maisons. Or le vieux Spa-Francorchamps, avec ses quatorze kilomètres de routes ardennaises, est devenu l'exemple même de ce que les champions souhaitent voir disparaître. Sous la pression croissante des pilotes, le G...