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Johnny Claes, un artiste au volant

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Dans les années 1940, la première renommée de Johnny Claes est celle de… trompettiste de jazz, leader de la formation Johnny Claes and his Clay Pigeons. Traducteur des pilotes britanniques sur le Grand Prix de France 1947, il découvre à cette occasion le sport automobile. L’année suivante, il prend le volant d’une Talbot-Lago et crée l’Écurie Belge. En 1949, il s’illustre plusieurs fois, par exemple en grimpant sur la troisième marche du podium du Grand Prix de Paris. Johnny Claes obtient quelques succès en F2 et des places d’honneur hors championnat, mais ses meilleurs classements en grands prix officiels sont des septièmes places à Monaco (1950) et Spa-Francorchamps (1951). À partir de 1952, il pilote des monoplaces très différentes : Gordini, Simca, HWM, Connaught, Maserati, Ferrari, sans plus de résultats. Les épreuves de rallye lui sourient davantage puisqu’il gagne à deux reprises le terrible marathon Liège-Rome-Liège, en 1951 avec Jacques Ickx (le père de Jacky), en 1953 avec Je...

Le Marathon de la Route : quand le rallye frôlait la folie

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Il y a des courses qu'on gagne. Il y en a d'autres auxquelles on survit. Le Liège-Sofia-Liège appartenait à la seconde catégorie. Né en 1931 sous l'impulsion du Royal Motor Union de Liège sous le nom de Liège-Rome-Liège, ce rallye pas tout à fait comme les autres s'était très vite imposé comme l'étalon absolu de l'endurance en compétition automobile. Pas d'asphalte tracé pour la performance. Pas de circuits sécurisés ni de zones de service confortables. De la route ouverte, un chrono impitoyable, et la certitude que la mécanique comme les hommes finiraient par craquer. De Rome à Sofia, même enfer, autre décor En 1961, l'organisation rebaptise l'épreuve Liège-Sofia-Liège. Le changement de cap vers l'Est répond à une logique simple : le trafic croissant en Europe occidentale rendait les routes de moins en moins praticables à pleine vitesse. La Yougoslavie et la Bulgarie offraient, elles, des axes encore épargnés par la modernité et donc infinim...