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Le jour où le Diable Rouge dépassa les 100 km/h

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L'industrie automobile de cette fin de XIXᵉ siècle ressemble à un vaste laboratoire où la vapeur, le pétrole et l'électricité se disputent la couronne. Le moteur à combustion interne commence à vrombir, mais il domine encore peu les débats. Le pétrole demeure une technologie bruyante et poussive aux yeux des contemporains de 1899 : le record de vitesse pour une voiture à essence, le Bolide  de Léon Lefebvre, plafonne à 62 km/h, tandis que l'électricité s'apprête à projeter l'homme dans une dimension nouvelle. Camille Jenatzy pulvérise, le 29 avril 1899 sur la route d'Achères, une barrière mythique que les médecins de l'époque jugeaient fatale pour l'organisme humain : celle des 100 km/h. Sa machine affiche la silhouette d'une torpille ou d'un obus. Il devient le premier homme à voyager plus vite qu'un train rapide et marque l'apogée éphémère mais éblouissante de la propulsion électrique. Camille Jenatzy, le Diable Rouge Camille Jenatzy na...

Dinant 1912 : la naissance du Grand Prix de Belgique

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Le Grand Prix de Belgique trouve ses racines dans la Coupe du Roi des Belges, dont la première édition est courue les 20 et 21 juillet 1912, à raison chaque jour de 12 tours d’un circuit de 48 km (soit une distance totale de 1 152 km). L’itinéraire passe par Anseremme-Dinant, Vignée, Beauraing, Falmignoul et à nouveau Anseremme. On court en Formule Libre avec des cylindrées comprises entre 2 et 4,5 litres. Le comité sportif impose une teinte à chaque constructeur : jaune pour Minerva, blanc pour Opel, bleu foncé pour Lion-Peugeot, bleu clair pour Mercedes, rouge foncé pour Hermès, vert foncé pour Benz, rouge clair pour Sava, vert clair pour Excelsior, orange pour FAB et gris pour les concurrents individuels. Les vingt-six équipages sont lâchés tour à tour sur les routes, de minute en minute. Ils doivent respecter une moyenne proportionnelle à leur cylindrée. Las de devoir tenir une allure trop faible, les conducteurs des Lion-Peugeot et des Mercedes préfèrent se lancer dans une course ...

Le Marathon de la Route : quand le rallye frôlait la folie

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Il y a des courses qu'on gagne. Il y en a d'autres auxquelles on survit. Le Liège-Sofia-Liège appartenait à la seconde catégorie. Né en 1931 sous l'impulsion du Royal Motor Union de Liège sous le nom de Liège-Rome-Liège, ce rallye pas tout à fait comme les autres s'était très vite imposé comme l'étalon absolu de l'endurance en compétition automobile. Pas d'asphalte tracé pour la performance. Pas de circuits sécurisés ni de zones de service confortables. De la route ouverte, un chrono impitoyable, et la certitude que la mécanique comme les hommes finiraient par craquer. De Rome à Sofia, même enfer, autre décor En 1961, l'organisation rebaptise l'épreuve Liège-Sofia-Liège. Le changement de cap vers l'Est répond à une logique simple : le trafic croissant en Europe occidentale rendait les routes de moins en moins praticables à pleine vitesse. La Yougoslavie et la Bulgarie offraient, elles, des axes encore épargnés par la modernité et donc infinim...