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Dinant 1912 : la naissance du Grand Prix de Belgique

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Le Grand Prix de Belgique trouve ses racines dans la Coupe du Roi des Belges, dont la première édition est courue les 20 et 21 juillet 1912, à raison chaque jour de 12 tours d’un circuit de 48 km (soit une distance totale de 1 152 km). L’itinéraire passe par Anseremme-Dinant, Vignée, Beauraing, Falmignoul et à nouveau Anseremme. On court en Formule Libre avec des cylindrées comprises entre 2 et 4,5 litres. Le comité sportif impose une teinte à chaque constructeur : jaune pour Minerva, blanc pour Opel, bleu foncé pour Lion-Peugeot, bleu clair pour Mercedes, rouge foncé pour Hermès, vert foncé pour Benz, rouge clair pour Sava, vert clair pour Excelsior, orange pour FAB et gris pour les concurrents individuels. Les vingt-six équipages sont lâchés tour à tour sur les routes, de minute en minute. Ils doivent respecter une moyenne proportionnelle à leur cylindrée. Las de devoir tenir une allure trop faible, les conducteurs des Lion-Peugeot et des Mercedes préfèrent se lancer dans une course ...

Nivelles-Baulers, le circuit qui avait trop d'avance sur son temps

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Lorsque l'on évoque les hauts lieux du sport automobile belge, les noms de Spa-Francorchamps et de Zolder viennent immédiatement à l'esprit. Pourtant, entre ces deux monuments de la course, un troisième circuit a brièvement occupé le devant de la scène : Nivelles-Baulers. Pendant quelques années seulement, ce tracé du Brabant wallon a accueilli la Formule 1 et incarné l'avenir de la discipline. Son histoire est celle d'un projet ambitieux, moderne et visionnaire, qui échoua précisément parce qu'il était en avance sur son époque. Quand la Belgique cherche un nouveau Grand Prix Au tournant des années 1970, le sport automobile traverse une révolution. Les pilotes ne veulent plus courir sur les circuits ultra-rapides bordés d'arbres, de fossés et de maisons. Or le vieux Spa-Francorchamps, avec ses quatorze kilomètres de routes ardennaises, est devenu l'exemple même de ce que les champions souhaitent voir disparaître. Sous la pression croissante des pilotes, le G...

Le Marathon de la Route : quand le rallye frôlait la folie

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Il y a des courses qu'on gagne. Il y en a d'autres auxquelles on survit. Le Liège-Sofia-Liège appartenait à la seconde catégorie. Né en 1931 sous l'impulsion du Royal Motor Union de Liège sous le nom de Liège-Rome-Liège, ce rallye pas tout à fait comme les autres s'était très vite imposé comme l'étalon absolu de l'endurance en compétition automobile. Pas d'asphalte tracé pour la performance. Pas de circuits sécurisés ni de zones de service confortables. De la route ouverte, un chrono impitoyable, et la certitude que la mécanique comme les hommes finiraient par craquer. De Rome à Sofia, même enfer, autre décor En 1961, l'organisation rebaptise l'épreuve Liège-Sofia-Liège. Le changement de cap vers l'Est répond à une logique simple : le trafic croissant en Europe occidentale rendait les routes de moins en moins praticables à pleine vitesse. La Yougoslavie et la Bulgarie offraient, elles, des axes encore épargnés par la modernité et donc infinim...